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Comment convaincre sa copropriété PPE de passer au solaire

En PPE, le vote solaire se prépare avant l'AG. Double majorité, objections fréquentes, RCP : le guide pratique pour convaincre vos copropriétaires.

Convaincre une copropriété de voter pour le solaire est plus simple qu’on ne le croit. Beaucoup de copropriétaires pensent qu’un projet solaire en PPE exige l’unanimité. C’est faux. La double majorité suffit, ce qui change radicalement la donne.

Mais cette bonne nouvelle n’élimine pas l’obstacle principal : le jour de l’assemblée générale, si le terrain n’a pas été préparé, même un projet rentable et bien ficelé peut capoter en vingt minutes.

Car en PPE, la toiture est une partie commune. Impossible d’y poser un seul panneau sans vote collectif. Et un vote, ça se prépare. Les projets qui passent ne sont pas ceux qui arrivent avec le meilleur devis. Ce sont ceux dont le porteur a fait le travail en amont.

La double majorité suffit pour voter le solaire

L’erreur la plus répandue consiste à croire qu’il faut convaincre tout le monde. En droit suisse, une installation photovoltaïque sur une partie commune relève des « améliorations utiles », une catégorie qui n’exige pas l’unanimité mais la double majorité : majorité des copropriétaires présents et majorité des quotes-parts représentées. L’unanimité, elle, est réservée aux travaux dits luxueux.

Concrètement, l’AG est valide si au moins la moitié des copropriétaires (minimum deux) est présente ou représentée, et qu’ils détiennent au moins la moitié des quotes-parts totales. Si ce quorum n’est pas atteint, une deuxième convocation peut être lancée dix jours plus tard avec un quorum réduit à un tiers.

L’implication tactique est claire : identifier qui détient les quotes-parts les plus lourdes est souvent plus décisif que de convaincre le plus grand nombre. Deux ou trois copropriétaires majoritaires en parts peuvent suffire à faire basculer le vote.

Cinq actions concrètes avant de mettre le solaire à l’ordre du jour

La différence entre un projet qui passe et un projet qui s’enlise tient rarement au devis. Elle tient à la préparation.

Vérifier le règlement PPE. Certains règlements anciens contiennent des clauses restrictives sur les modifications de toiture. Les repérer en amont évite une mauvaise surprise le jour du vote. Des arrangements contractuels soigneusement rédigés, notamment un avenant au règlement PPE, sont essentiels pour prévenir les litiges.

Contacter l’administrateur. C’est lui qui inscrit un point à l’ordre du jour et convoque l’AG. Obtenir son accord tôt évite un blocage procédural. Un administrateur convaincu devient un allié, pas un obstacle.

Obtenir un devis préliminaire. Un installateur spécialisé en PPE peut accompagner la présentation en AG avec un plan de production et une simulation de retour sur investissement chiffrés. Ce document transforme une idée abstraite en projet concret, avec des francs et des kilowattheures. Trisol propose par exemple un accompagnement dédié aux PPE et immeubles locatifs.

Identifier les alliés. Les copropriétaires qui représentent les plus grosses quotes-parts sont décisifs. Les approcher individuellement avant l’AG, devis en main, permet de sécuriser les voix clés.

Préparer les objections. Trois résistances reviennent systématiquement. Les anticiper, c’est désamorcer le débat avant qu’il ne dérape.

Réunion de copropriété avec présentation du projet solaire. | Comment convaincre sa copropriété PPE de passer au solaire

Comment répondre aux trois objections qui bloquent le vote

« Notre toit a cinq ans, on n’y touche pas. » Les systèmes modernes se posent sans perçage sur la plupart des membranes d’étanchéité. Un installateur certifié évalue la faisabilité sans engagement. C’est précisément l’objet du devis préliminaire.

« Et si quelqu’un ne peut pas payer ? » Le projet peut être phasé : les copropriétaires favorables avancent la mise, les autres rejoignent à l’étape suivante. L’Association suisse des propriétaires par étages recommande d’ailleurs de provisionner chaque année 0,3 % de la valeur d’assurance bâtiment dans le fonds de rénovation. Un fonds bien alimenté permet souvent de financer le projet sans appel de fonds exceptionnel.

« Les locataires n’en bénéficieront pas. » Le RCP (Regroupement dans le cadre de la Consommation Propre) permet aux locataires de consommer directement l’électricité produite sur le toit, à un tarif inférieur au prix du réseau. Depuis le 1er janvier 2025, le RCPv (virtuel) élargit même ce périmètre à des immeubles connectés au même nœud du réseau de distribution, sans réseau privé commun. Un argument encore peu connu, mais redoutablement efficace en AG.

Attendre coûte plus cher qu’agir maintenant

Le MoPEC révisé, en vigueur depuis le 1er janvier 2026, impose des panneaux solaires sur toutes les surfaces appropriées lors de toute réfection de toiture dépassant 50 % de la surface. Les cantons romands déploient leurs propres obligations : Genève et le Valais depuis 2024, Vaud, Neuchâtel et le Jura en cours.

Diane Barbier-Mueller, administratrice chez Pilet & Renaud à Genève, résume la situation : « Si tout le monde veut installer des panneaux simultanément, les coûts et les délais vont exploser en raison de la pénurie de main-d’œuvre. » Agir maintenant, c’est choisir son prestataire librement et bénéficier des subventions actuelles (Pronovo, programmes cantonaux).

L’argument patrimonial pèse aussi : les biens conformes aux normes énergétiques anticipées d’ici 2040 affichent une valeur marchande supérieure. Pour une PPE, anticiper la réglementation revient à valoriser chaque lot.

Le RCP répartit les économies entre tous les copropriétaires

La crainte d’injustice entre copropriétaires est légitime, mais le cadre légal y répond. Le RCP impose que l’installation représente au moins 10 % de la puissance de raccordement du groupe, et que le gestionnaire de réseau soit notifié trois mois à l’avance. Chaque copropriétaire voit sa part clairement définie, au prorata des quotes-parts ou à forfait.

Pour ceux qui veulent comprendre l’ensemble des démarches d’un projet solaire en copropriété, le processus est balisé du premier contact à la mise en service.

Le bon moment, c’est avant la prochaine AG

La double majorité suffit. Le travail de conviction se fait en amont, pas le jour du vote. Et le contexte réglementaire (MoPEC, obligations cantonales, pénurie d’installateurs) fait de chaque mois d’attente un coût supplémentaire.

Reste à transformer l’intention en action. Pour lancer la réflexion concrètement, estimez vos économies ou demandez un devis gratuit.

Le logo de l'entreprise Trisol, fournisseurs de solutions énergétiques. | Comment convaincre sa copropriété PPE de passer au solaire

Trisol répond aux besoins en matière d’installations solaires photovoltaïques, batteries ainsi que de bornes de recharge à travers la Suisse Romande.

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