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Pourquoi votre installation solaire produit moins ?

Votre installation solaire produit moins qu'attendu ? Chaleur, ombrage, onduleur : causes réelles et seuils pour savoir quand agir.

Un panneau à 70 °C sous le plein soleil de juillet peut perdre jusqu’à 22 % de sa production. Plus il fait chaud, moins il produit. C’est souvent la première surprise d’un propriétaire qui compare ses relevés aux chiffres du devis.

Comprendre pourquoi votre installation solaire produit moins qu’annoncé permet d’agir au bon moment, et d’éviter un diagnostic inutile. Dans la majorité des cas, la cause est naturelle, réversible, ou détectable en quelques minutes. Encore faut-il savoir quoi vérifier, et à partir de quel seuil s’inquiéter vraiment.

La chaleur estivale est la première cause de baisse

Les puissances affichées sur vos panneaux (par exemple 400 Wc) sont mesurées en laboratoire à 25 °C et 1 000 W/m² d’irradiance. Ces conditions idéales, appelées STC, ne correspondent jamais à la réalité d’un toit en Suisse romande.

En été, la surface des panneaux atteint 65 à 75 °C. À ces températures, la perte de puissance peut atteindre 13 à 22 % par rapport aux conditions de test. Résultat : vos meilleures journées d’ensoleillement ne sont pas forcément vos meilleures journées de production.

En Suisse romande, l’irradiation tourne autour de 1 200 kWh/m² par an dans le canton de Vaud, avec des variations saisonnières importantes : brouillard hivernal sur la plaine lémanique, enneigement possible en altitude. Ces facteurs expliquent une partie de l’écart avec les estimations, sans qu’il y ait le moindre défaut technique.

À cela s’ajoute la dégradation naturelle des panneaux : environ 0,3 à 0,8 % de rendement en moins chaque année, avec une première année parfois plus marquée (jusqu’à 1 à 2 %). Après 25 ans, un panneau conserve 80 à 85 % de sa capacité initiale. En appliquant ce taux de dégradation, on obtient un écart cumulé d’environ 2 à 5,5 % après sept ans, ce qui reste dans la fourchette normale. Une chute de 15 % en un an, en revanche, ne l’est pas.

Ombrage et salissures sont les premières pertes à corriger

Avant de soupçonner un défaut technique, deux causes de sous-production méritent d’être vérifiées. Elles sont directement actionnables et peuvent représenter un gain significatif.

L’ombrage d’abord. Un ombrage couvrant seulement 10 % d’un panneau peut faire chuter la production de 50 % sur tout le string avec un onduleur central. Le coupable est souvent une haie qui a poussé depuis l’installation, une antenne ajoutée sur un toit voisin, ou un arbre dont les branches dépassent désormais la ligne de faîtage. Un tour visuel de votre toiture suffit à repérer ces obstacles.

Les salissures ensuite. Pollen, fientes d’oiseaux, poussière urbaine : l’eau de pluie ne suffit pas toujours, surtout sur les toits en pente douce. L’impact varie selon l’environnement, mais sur une installation non entretenue depuis plusieurs années, un nettoyage peut récupérer 5 à 20 % de production.

Ce que vous pouvez faire vous-même : inspecter la végétation environnante, vérifier visuellement l’état des panneaux depuis le sol. Pour le nettoyage en hauteur, mieux vaut faire appel à un professionnel. Un entretien régulier de vos panneaux solaires évite que ces pertes s’accumulent silencieusement.

Un onduleur central peut masquer la sous-performance

C’est le piège le moins visible. Avec un onduleur central, votre installation continue à fonctionner et à afficher des chiffres en apparence normaux, même si un ou plusieurs panneaux sont défaillants. La perte peut atteindre 10 à 15 % de production annuelle sans aucune alerte visible.

Pourquoi ? Parce qu’avec un onduleur central, tous les panneaux d’un string (un groupe de panneaux câblés en série) sont connectés en chaîne. Un seul panneau défaillant dégrade la performance de toute la chaîne. Avec des micro-onduleurs ou des optimiseurs SolarEdge, chaque panneau est monitoré individuellement. Les anomalies deviennent détectables en temps réel.

C’est exactement ce type de diagnostic que l’équipe Trisol mène lors de reprises d’installations. À Vex, dans le val d’Hérens, un propriétaire se retrouvait avec une installation laissée incomplète par un installateur en faillite. Un diagnostic complet a permis d’identifier les éléments défectueux, de les remplacer et de rétablir une production conforme aux performances attendues. Après reprise de l’installation, le système a retrouvé ses niveaux normaux, un résultat impossible sans inspection panneau par panneau.

Pour surveiller correctement votre production, une règle simple : comparez le même mois sur deux années consécutives (juin 2026 vs juin 2025, par exemple). Comparer janvier à juillet de la même année n’a aucun sens, car l’irradiation varie naturellement du simple au triple entre l’hiver et l’été.

Quand faut-il appeler un professionnel ?

Le Performance Ratio (PR) compare votre production réelle à la production théorique en tenant compte de toutes les pertes système. C’est l’indicateur le plus fiable pour juger la santé de votre installation. En pratique, un PR qui reste au-dessus de 75 à 80 % indique un système qui fonctionne dans les clous. En dessous, une investigation s’impose.

Concrètement, voici comment interpréter vos relevés en comparant la même période sur deux années consécutives :

  • Baisse inférieure à 10 % : causes naturelles probables (météo défavorable, chaleur exceptionnelle, vieillissement normal)
  • Baisse de 10 à 15 % : vérifier l’ombrage, la propreté des panneaux et comparer N vs N-1 sur plusieurs mois pour confirmer la tendance
  • Baisse supérieure à 15 % : un diagnostic professionnel se justifie, car un tel écart dépasse ce que les facteurs naturels expliquent à eux seuls

Un point souvent méconnu : si la sous-performance est due à un défaut matériel, vos garanties peuvent couvrir le coût. Les constructeurs garantissent généralement 80 à 85 % de la puissance nominale après 25 ans. Côté onduleurs, la durée de garantie varie selon les fabricants, pensez à vérifier vos contrats avant de payer un remplacement de votre poche.

Pour les installations qui présentent des signes de sous-performance persistante, un diagnostic complet permet d’identifier la cause exacte et d’y remédier. C’est d’autant plus pertinent si votre installation a été posée par un autre prestataire et que le suivi a été interrompu : la reprise et la maintenance d’installations existantes font partie des interventions les plus demandées.

La bonne nouvelle, c’est que la plupart des baisses se corrigent

Chaleur, météo, vieillissement normal : ces facteurs expliquent la majorité des écarts constatés, et ils ne signalent aucun défaut. L’ombrage progressif et l’encrassement, eux, se corrigent facilement. Le vrai risque, c’est la sous-performance silencieuse liée à un onduleur central qui ne signale rien.

La meilleure habitude à prendre : comparer votre production mois par mois, année après année. Si un écart significatif apparaît, ou si votre PR décroche nettement, un diagnostic professionnel clarifiera la situation en quelques heures. Estimez vos économies pour évaluer l’état de votre installation et récupérer la production qui vous revient.

Le logo de l'entreprise Trisol, fournisseurs de solutions énergétiques.

Trisol répond aux besoins en matière d’installations solaires photovoltaïques, batteries ainsi que de bornes de recharge à travers la Suisse Romande.

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